Bourse de thèse en hydrogéologie karstique aux laboratoires Géosciences Montpellier et BRGM Montpelier. 2020-2023

L’eau souterraine est la première ressource d’eau douce au monde, indispensable pour l’irrigation et la sécurité alimentaire. De nombreux pays et grandes métropoles sont dépendants de ressources dites non-conventionnels, car situées en zones karstiques. Dans un contexte d’utilisation croissante de la ressource en eau et de réchauffement, il est nécessaire d’évaluer leur sensibilité (en qualité et quantité) aux forçages anthropiques et climatiques.

Les résultats issus de la géochimie et de la géophysique révèlent le rôle de la zone non saturée (ZNS) sur la qualité et la quantité de la ressource, qui - en général – est observée uniquement à l’exutoire du système karstique. Combiner ces deux approches dans les modèles de fonctionnement hydrogéologique permet d’intégrer des informations sur l’origine de l’eau, les transferts et les stockages au sein des différents compartiments des systèmes karstiques, et in fine de mieux caractériser les processus de recharge et la sensibilité de ces aquifères aux forçages anthropiques et climatiques. Ce couplage essentiel pour l’étude des milieux complexes comme les karsts n’est quasiment jamais mis en oeuvre du fait du cloisonnement disciplinaire. Les objectifs scientifiques portent sur l’utilisation combinée d’observations géochimiques et géophysiques pour comprendre et estimer les variations de la quantité et de la qualité de l’eau souterraine disponible dans les milieux karstiques.